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Le bijoutier fantaisie réalise des bijoux à vocation d’accessoires de mode ou de parures à partir d’une grande variété de matériaux : laiton, strass, cristal, perles d’imitation, verre, émail, papier, liège, matériaux de récupération.

Professionnel de la bijouterie fantaisie, l’apprêteur intervient à différents stades de la fabrication de bijoux à base d’étain, d’argent et de laiton : polissage-avivage, dorage, sertissage ou émaillage. Son travail précède ou complète celui du bijoutier.

Le décorateur en résine applique sur des bijoux ou accessoires de mode un traitement de surface basé sur la polymérisation de résines naturelles ou synthétiques. Le rendu est proche de celui de l’émail sans toutefois en atteindre les propriétés mécaniques.

Le fondeur d’étain crée, d’après modèle, un bijou ou un article décoratif. Il réalise un moule dans lequel il coule de l’étain pur en fusion puis réalise les finitions : ébarbage, polissage et traitements chimiques ou électrolytiques.

Emploi et débouchés

Depuis les années 2000, le marché de la bijouterie fantaisie française progresse après une période difficile marquée par les délocalisations et la concurrence des produits bas de gamme. Aujourd’hui, il représente en volume 50 % de la totalité des bijoux, une part qui a augmenté depuis quinze ans selon le bulletin Ecostat du Comité Franceclat (2016). 49% des entreprises de la bijouterie fantaisie comptent plus de vingt salariés.

Ce renouveau s’explique en partie par l’envolée du cours des métaux précieux, notamment l’or, qui conduit les professionnels à travailler d’autres métaux comme le laiton, l’inox, le titane, l’acier ou l’aluminium. Il faut cependant noter que la part des bijoux non métalliques augmente de façon très nette, y compris chez les grandes maisons de luxe : strass, émail, textile, bois, cuir, cristal, céramique, caoutchouc… Le nouveau statut du bijou profite également au secteur fantaisie. Il est devenu un accessoire de mode avec des collections qui se renouvellent. Le bijou doit désormais exprimer une personnalité et non plus seulement marquer une occasion solennelle ou une réussite sociale. Il se prête à l’achat plaisir. L’offre se banalise et se généralise. Pour se démarquer de la concurrence chinoise, allemande, italienne ou thaïlandaise, les créateurs français misent sur la qualité et l’inventivité, n’hésitant pas à monter en gamme. Ils vendent leurs productions dans des bijouteries traditionnelles, des magasins d’accessoires, des boutiques de vêtements, des salons de coiffure mais aussi sur Internet ou lors de ventes éphémères et de concept stores.. Les grands magasins représentent une belle vitrine en donnant de la visibilité à des marques parfois confidentielles. Par ailleurs on observe le développement d’une offre destinée à une clientèle moins traditionnelle comme les enfants (colliers, bracelets) et les hommes (bagues, pendentifs, bracelets, boutons de manchette). Le développement explore aussi la personnalisation ou l’adoption de formes innovantes : bijoux de tête, bijoux de peau, bijoux modulables / interchangeables / vintages

Il existe aussi des débouchés dans le monde du spectacle et de la haute couture pour des pièces spectaculaires. Certaines maisons, comme Chanel, possèdent leurs propres ateliers de bijou fantaisie afin de répondre aux besoins des défilés.

Enfin, le bijou contemporain investit une scène nouvelle en brouillant les frontières entre l’accessoire et l’objet d’art. Certains artistes conçoivent des pièces uniques comme de véritables sculptures, mettant en avant leur qualité plastique et leur puissance conceptuelle. Ils interrogent par exemple le rapport au corps ou aux normes sociales. Le propos l’emporte alors sur le matériau qui peut être pauvre, précieux ou bien mêler les deux selon l’inspiration. Ces œuvres s’exposent dans des galeries et s’adressent à une clientèle de connaisseurs.

Devenir bijoutier fantaisiste

Formation initiale

Les formations à la bijouterie-joaillerie offrent un enseignement technique dans la fabrication de bijoux qui peut ensuite être appliqué à des matériaux non précieux. D’autres cursus non liés à la bijouterie permettent de se spécialiser dans le travail d’un matériau particulier :  tissage, marqueterie, broderie, céramique, plumasserie… (cf. fiches métiers correspondantes)

Formation professionnelle continue

Certains diplômes peuvent être préparés dans le cadre de la formation professionnelle continue. Des formations non diplômantes permettent de suivre une initiation, une formation complète ou un perfectionnement dans les techniques de la bijouterie.