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À l'occasion de la commémoration du bicentenaire de la mort de Napoléon 1er, l'INMA a souhaité vous faire découvrir des histoires extraordinaires.
Créées durant la période napoléonienne, les savoir-faire de ces entreprises labéllisées EPV et Maîtres d'art ont traversé le temps grâce à des générations de passionnés qui ont transmis et valorisé leurs techniques et métiers, d'hier jusqu'à aujourd'hui.

 


© Passementerie Verrier Paris

Le Maître d'art Yves Dorget et l'entreprise labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, La Passementerie Verrier Paris.

En 2016, la Passementerie Verrier Paris a été sollicitée pour un chantier prestigieux, sous la direction de Jean Vittet, conservateur en chef au Château de Fontainebleau : la reconstitution de la première chambre de Napoléon Ier lors de son installation à Fontainebleau en 1804. Pour l’occasion l’entreprise labellisée Label Entreprise du Patrimoine Vivant, dans laquelle officie le Maître d’art Yves Dorget, a réalisé une lézarde séné, des crêtes main à arcades, du galon étoilé, des franges à jasmins de quilles, des embrasses et des glands.

Les premières traces de la Passementerie Verrier et ses fondateurs Paul et Gaspard Verrier, remontent à 1753 dans les « Règlements des Maitres passementiers ». Puis une longue lignée d’artisans perpétuera les gestes de fabrication de la passementerie jusqu’en 1968, date à laquelle les parents d’Yves Dorget, rentrés apprentis à l'atelier, le rachèteront à la famille Verrier.

Le Maitre d'art Yves Dorget, passionné par la fabrication de la passementerie, y a développé son expertise, l'a dirigé pendant 25 ans et s'est ensuite associé en 2018, à Anne Anquetin, une entrepreneure au goût affirmé pour les belles choses, pour développer la maison Passementerie Verrier Paris.

Pour plus d'informations sur la Passementerie Verrier Paris : http://www.passementerie-verrier.com/fr/

 


© Monnaie de Paris

La Monnaie de Paris, la plus ancienne des entreprises labellisées Label Entreprise du Patrimoine Vivant.

Dans ses collections patrimoniales se cache une médaille gravée v.1801 par Bertrand Andrieu représentant le Passage du Col du Grand Saint Bernard. Remarquable par la finesse de sa gravure et l’expressivité qui se dégage du Général Bonaparte et de son cheval, l’objet d’art a passionné l'Atelier de gravure qui s’est mis au défi de la ressusciter en l’honneur du bicentenaire !

La tradition demeure, la transmission perdure, et l’acier prend vie entre les mains agiles de leurs graveurs.

Fondée en 864, la Monnaie de Paris est la plus ancienne des institutions françaises et la plus vieille entreprise du monde. Elle assure la mission de service public de frappe des euros courants pour la France et d’autres devises étrangères. Elle cultive depuis douze siècles une haute tradition dans les métiers d’arts liés au métal. Première usine conçue dans Paris, elle en est aujourd’hui la dernière en fonctionnement et ses productions d’art sont encore réalisées dans sa manufacture historique du Quai de Conti.

Pour découvrir les Coulisses de l'Atelier de Gravure de la Monnaie de Paris : https://www.youtube.com/watch?v=ivQh3mnQADs&t=11s

#Exposition à venir : du 17.09.21 au 06.03.22 - Pour le Meilleur et pour l'Empire : Sur les Pas de Napoléon 1er - Monnaie de Paris.

 


© Sèvres – Manufacture
et Musée nationaux

Sèvres - Manufacture et Musée et son passé intimement lié à l'Empereur. Labellisée Label Entreprise du Patrimoine Vivant.

Après quelques années difficiles, la Manufacture est finalement rattachée à la Maison de l'Empereur en 1805 et devient impériale. Napoléon absorbe quasiment toute la production pour ses palais, pour des cadeaux familiaux et des présents diplomatiques. A l’exception de quelques commandes spécifiques de Napoléon, Brongniart garde une grande liberté artistique, il sait plaire et anticipe les besoins de l'Empereur.

La Manufacture est ainsi utilisée comme un instrument politique, elle participe aux fastes de la cour et sert également de modèle aux autres manufactures, en France et à l'étranger. Avec l'Empire et Brongniart, la perfection devient à Sèvres technique, esthétique et pédagogique.

Certaines productions emblématiques de la Manufacture impériale de Sèvres sont toujours produites de nos jours par les artisans d’art de la Manufacture nationale de Sèvres, comme par exemple le buste de l’Empereur par Chaudet. Récemment la Manufacture de Sèvres a reçu une commande exceptionnelle : rééditer certaines assiettes du service olympique offert en 1808 par Napoléon Ier au tsar de Russie Alexandre Ier dont la plupart des pièces d’origine se trouve au Palais des armures du Kremlin à Moscou.

Découvrez la série « Sèvres au service de l’Empereur » sur le compte Sèvres - Manufacture et Musée 

 


© Centre de Conservation
et de Restauration du Cuir

La Maître d'art Céline Bonnot-Diconne nous amène au cœur des campagnes napoléoniennes. Labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant.

En 2014, Céline Bonnot-Diconne, restauratrice de cuir, est intervenue sur le fauteuil de campagne de Napoléon dont l'assise en cuir était déchirée suite à un accident lors de la préparation de l'exposition « Napoléon au Bivouac » au Palais Fesch – Musée des Beaux-Arts d'Ajaccio. Grâce à la Maître d'art, le fauteuil, daté de 1808, a pu être restauré à temps pour être présenté au public. Propriété du Mobilier National, ce fauteuil pliant de Napoléon est aujourd'hui déposé au Musée de l’Armée.

Céline Bonnot-Diconne est restauratrice d'œuvres d’art agréée par les Musées de France. Depuis plus de 20 ans, elle se consacre à un matériau bien particulier : le cuir. En 2015, elle est nommée Maître d’art et s’engage à transmettre son savoir-faire à Marie Héran, elle-même restauratrice diplômée. Au Centre de Conservation et de Restauration du Cuir qu’elle fonde en 2002, elle intervient sur des œuvres très diverses : des cuirs archéologiques, du mobilier, des cuirs dorés polychromes dits de Cordoue ... Chacune de ses interventions est documentée et guidée par le souci constant de mener des restaurations mesurées et respectueuses des traces d’usage tout en proposant une présentation satisfaisante au public.

Pour en savoir plus sur l'Atelier 2CRC : https://www.bonnotdiconne.fr/

 


© Julie LAGIER

L’herboristerie Le Père Blaize, labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant.

Située depuis plus de 200 ans au cœur de Marseille, dans le quartier de Noailles, l'Herboristerie du Père Blaize et sa façade historique en bois traversent les époques. L'histoire des Blaize débute dans la vallée des Ecrins, dans les Hautes Alpes. Au début du XIXe siècle, le pionnier Toussaint Blaize grandit au cœur d'une nature riche en variétés de plantes médicinales. Il y découvre l'usage, commence par soigner ses proches, ses voisins. Le village reconnaît sa compétence et fait appel à ses services et bientôt sa réputation de guérisseur s'étend bientôt au-delà du département. Il en fait son métier, et s'installe à Marseille, non loin de la canebière. Le père Blaize concocte de nouvelles recettes et ainsi son nom devient une référence. Puis cette passion devient une tradition familiale et l'histoire est lancée ! En 1845, François prend la suite de son père. Suivront Pauline et son mari, Joseph Bonnabel, puis Paul, le premier à décrocher son diplôme de pharmacien. C'est en tout 6 générations qui ont contribué à une saga familiale incroyable !

À l'intérieur, tel un sanctuaire, les casiers en bois s'étendent du sol au plafond et contiennent des centaines de variétés de plantes médicinales.
Un lieu à découvrir pour remonter à l'époque Napoléonienne ! Rendez-vous au 4 Rue Meolan et du Père Blaize à Marseille.

 


© Odiot_officiel

La Maison Odiot, labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant.

Sur cette photo du Bouillon Borghèse, nous observons des rinceaux, ornements végétaux ondulés et ramifiés, utilisés pour donner naturel et style à cette pièce remarquable. Le Bouillon Borghèse rassemble un grand nombre de décors, représentatifs de l’Empire, avec notamment la présence d’Amours et de papillons, emblème de Pauline, soeur de Napoléon Bonaparte, sur le couvercle. Le Bouillon Borghèse, en demandant plus de 100 heures de travail, symbolise à merveille le savoir-faire extraordinaire de leurs orfèvres.

Fondée en 1690, la Maison Odiot conquiert sa notoriété sous le règne de Louis XV avec Jean Baptiste Gaspard Odiot, reconnu comme l’un des meilleurs orfèvres de son temps. Il devient alors l’un des orfèvres les plus prestigieux du XVIIIe siècle, avec le titre de fournisseur royal, grâce à un savoir-faire unique en matière de création de pièces exceptionnelles et de couverts en métaux précieux. L’Empire et ses fastes ouvrent une page de gloire pour Odiot, sous la houlette de Jean‑Baptiste Claude, petit fils de Jean Baptiste Gaspard, qui verra son extraordinaire talent récompensé par les prestigieuses commandes de l’Empereur et de sa famille : le sceptre et l’épée du Sacre, le berceau du Roi de Rome, les immenses services de Madame Mère et de Pauline Borghese, le service de campagne de l’Empereur…

Les modèles élaborés par Odiot à cette époque, marqués par le retour à l’antique et l’usage très fréquent du vermeil, comptent sans conteste parmi les plus belles créations que l’orfèvrerie française ait produite. La réputation d’Odiot traverse alors les frontières de l’Empire et lui ouvre les portes de toutes les Cours d’Europe. Odiot est un orfèvre unique en son genre grâce à la préservation d’un savoir-faire exceptionnel qui s’appuie sur une collection inégalable de moules et de dessins, constituée au fil des siècles, à la faveur de prestigieuses commandes.

Si l’histoire d’Odiot est exceptionnellement riche, jalonnée de rencontres avec des grandes figures de l’Histoire, elle doit être d’abord et surtout source d’inspiration et d’incitation à la recherche incessante de la belle œuvre, parfaitement exécutée.

Pour en savoir plus sur la maison Odiot : https://www.odiot.com/

 


© RL/Simon Moreau

La Manufacture des Émaux de Longwy, labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant.

L'Empereur fait partie de l'histoire de notre Manufacture depuis 1806, date à laquelle il visite la forteresse de Longwy et remarque la production de faïences d'usage. Il commande à la faïencerie un service de table destiné aux Maisons de la Légion d'Honneur. Le souvenir de l'Empereur reste vivace à la Faïencerie qui édite régulièrement des pièces pour les commémorations de l'épopée Napoléonienne.⁣

Pour ce 200ème anniversaire, la Manufacture édite un oeuf d'exception haut de 12 cm sur un fond vert impérial et rehaussé d'or. On y retrouve plusieurs symboles Napoléoniens : le bicorne à cocarde, les abeilles et frises de laurier, l'aigle impérial, la main de justice.⁣

Pour plus d'informations : https://www.emauxdelongwy.com/

 

 



Et en clôture de cette semaine de commémoration, re-visionnez en replay le Live INMA & le Mobilier National !

Anne-Sophie Duroyon Chavanne, directrice générale de l’INMA et du Label EPV accompagnée de Muriel Barbier, Conservateur du patrimoine \ Inspectrice des collections, cheffe du service de l’Inspection des collections au Mobilier national et manufactures nationales, partagent autour des « savoir-faire exceptionnels qui traversent le temps »

Replay disponible sur notre compte Instagram : https://www.instagram.com/p/COvYwg2I1s7/

 

 

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Détails de © Passementerie Verrier Paris
Détails de © Passementerie Verrier Paris
Médaille gravée - Napoléon © Monnaie de Paris
Égyptien de Brachard © Sèvres – Manufacture et Musée nationaux
Façade Herboristerie - Père Blaize © Julie LAGIER
Bouillon Borghèse Venise © Odiot_officiel
Oeuf Napoléon © RL/Simon Moreau