Organiser des stages

De plus en plus de professionnels des métiers d’art proposent des stages d’initiation ou de perfectionnement dans leur spécialité.


Il peut s’agir d’un atelier-découverte pour des scolaires, d’un stage de loisir à destination d’amateurs ou bien d’une véritable formation professionnelle qui intéressera les personnes en reconversion ou les professionnels souhaitant se perfectionner. Quels sont les démarches à effectuer pour exercer cette activité de formateur ?

Les activités loisirs

Les  activités relevant du loisir, proposées sous forme de cours ou de stages plus ou moins longs, s’adressent aux particuliers amateurs, enfants ou adultes.

Elles peuvent prendre différentes formes, notamment :
- La formation technique : le but est d’acquérir une maîtrise technique afin de devenir autonome et de pouvoir exercer seul durant ses loisirs. Il s’agit souvent de cours à l’année, qui peuvent proposer différents niveaux : débutant, intermédiaire, confirmé.
- La formation découverte : souvent courte, elle propose une initiation avec l’apprentissage de techniques basiques. L’accent est mis sur la découverte du métier et des matériaux sans objectifs précis.

Le professionnel peut proposer ces activités à titre individuel dans son atelier, il doit alors assurer seul la communication et le recrutement des élèves.
Il peut également dispenser des cours au sein d’une association, d’un musée ou d’une structure publique. Selon les cas, il s’agira d’une action bénévole ou d’un travail rémunéré.

Ces activités n’entrent pas dans le cadre de la formation professionnelle continue et sont donc financées par les particuliers eux-mêmes. Pour les exercer, il n’est pas nécessaire de se déclarer comme prestataire de formation.

Les formations professionnelles

Les actions de formation qui entrent dans le cadre de la formation professionnelle continue sont définies par l’article L6313-1 du code du travail. Elles ont pour objectif final l’insertion dans la vie professionnelle ou le développement de compétences et doivent donc être suffisamment longues pour permettre l’acquisition de tous les savoir-faire nécessaires à l’exercice du métier.

Toute personne, physique ou morale, qui réalise des actions de formation professionnelle continue doit se déclarer comme prestataire de formation.
La déclaration d’activité est à déposer au préfet de région dans les 3 mois qui suivent la conclusion d'une convention de formation ou d'un contrat de formation.
Chaque année, le prestataire de formation doit établir un bilan pédagogique et financier retraçant son activité de l'année précédente, à transmettre au Service régional de contrôle (SRC) de la formation professionnelle.

Par ailleurs, la récente réforme de la formation professionnelle prévoit la mise en place de listes recensant les formations qui pourront être financées par les organismes dédiés (Conseil régional, Pôle emploi, Organismes paritaires collecteurs agréés).
Ces listes pourront notamment être établies par une convention de branche ou un accord interprofessionnel et seront vérifiées par le ministre en charge de la formation professionnelle, qui s’appuiera notamment sur l’expertise de la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP).
La réforme de la formation professionnelle entend privilégier le financement de formations débouchant sur un diplôme de l’Education nationale ou une certification inscrite au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles).

Pour voir leur formation intégrée à ces listes et obtenir leur numéro de déclaration d’activité, les professionnels des métiers d’art doivent donc mettre en place un véritable projet pédagogique et se professionnaliser dans leur activité de formateur.