L’armurier conçoit et réalise des armes à feu. Il forge, fore, assemble les canons puis il usine la garnie (crochets qui s’encastreront dans la bascule). Après avoir fait la liaison avec les canons, il conçoit la crosse et le devant bois et affine les ajustages. Enfin, il assure la décoration après dessins et traçages.
Aujourd’hui, il reste une dizaine de fabricants d’armes en France. On dénombre plus de mille points de vente d’armes dont environ la moitié propose des services de réparation et restauration. Saint-Étienne reste la capitale de l’arme avec 20 à 30 armuriers en activité (fabricants ou réparateurs).
L’armurier peut exercer son activité dans des entreprises de différentes tailles : entreprises de fabrication industrielle, artisans fabricants, commerçants de gros et de détail, services après vente.
Le salaire de l’armurier en début de carrière est équivalent au smic. En fin de carrière, son salaire approche les 5 000 euros brut par mois. La clientèle de l’armurier est variée : collectionneurs, chasseurs, tireurs sportifs, amateurs d’armes, musées. Le prix d’un fusil peut aller de 6 500 à 170 000 €.
Niveau V
- CAP armurerie, 1 an.
Niveau IV
- BMA armurerie, 2 ans.
Des formations non diplômantes, d’une durée variable permettent de suivre une initiation, une formation complète ou un perfectionnement.
Christine Lelièvre © photo Augustin Détienne - INMA