Le luthier crée et restaure des instruments à cordes frottées : violon, alto, violoncelle, contrebasse. Il plie les éclisses, façonne les voûtes, les vernis de résine et pose l’âme en épicéa.
Selon la Chambre syndicale de la facture instrumentale, le secteur de la facture instrumentale française regroupe près de 2500 entreprises : 700 entreprises sont à dominante artisanale (fabrication, réparation, restauration accord) et près de 1800 proposant une activité mixte, à la fois technique et commerciale. Le secteur est essentiellement représenté par des petites et moyennes entreprises dont la plupart (environ 60%) ne comptent pas de salariés. Selon un recensement réalisé par l’Institut technologique européen des métiers de la musique (ITEMM), plus de 400 luthiers étaient en exercice en 2009, majoritairement dans de très petites entreprises (1 à 3 personnes). Les entreprises se répartissent sur quatre activités dominantes : la vente, la réparation, la restauration et la fabrication qui reste une activité réservée à quelques entreprises spécialisées.
La production asiatique d’instruments bas et moyen de gamme est très présente sur le marché intérieur (instruments d’études principalement). Mais la lutherie du quatuor française se caractérise par la fabrication d’instruments haut de gamme, reconnus et exportés dans le monde entier. Ces instruments sont généralement destinés aux musiciens expérimentés et aux concertistes.
Berceau de la lutherie française, Mirecourt demeure le lieu de formation de référence avec son école nationale de lutherie. La majeure partie des entreprises est concentrée dans les zones urbaines ou périurbaines, à proximité des lieux d’apprentissage et de pratique des instruments.
Niveau V
- CAP lutherie, 2 ans. (Certificat d’aptitude professionnel, CAP)
- FC lutherie, 2 ans. (Formation complémentaire, FC)
Niveau III
- DMA lutherie, 2 ou 3 ans. (Diplôme des métiers d’art, DMA)
Atelier Vatelot Rampal © photo Bertrand Duquenne - INMA