Facteur et restaurateur d’instruments à cordes anciens et d’instruments traditionnels

Métier du secteur : Facture Instrumentale

Métier

Le facteur et restaurateur d’instruments à cordes anciens intervient sur des violes de gambes, vièles,  quintons, luths…. Généralement formé en lutherie violon, l’attirance et le goût pour les musiques anciennes l’ont amené à se spécialiser et à élargir ses connaissances, particulièrement en sculpture. 
Le facteur et restaurateur d’instruments traditionnels analyse les mécanismes de fabrication du son et l’histoire de l’instrument (vielle, cornemuse…) pour restituer sonorité, esthétique et dimensions d’origine. Il peut faire évoluer la facture pour adapter l’instrument au répertoire contemporain. 

Profil

 

  • Intérêt pour les instruments de musique
  • Intérêt pour le travail du bois
  • Sensibilité artistique
  • Rigueur

Emploi et débouchés

La musique du Moyen Age est considérée avant tout comme une musique vocale. C’est surtout à partir du XIIIe siècle que les formes varient, probablement sous l’influence du Moyen-Orient et des croisades. Certains instruments de musique ont évolué de manière continue et sont considérés aujourd’hui comme les ancêtres de nos instruments les plus courants. D’autres, après avoir connu une période faste où ils répondaient aux attentes des musiciens et de leurs auditeurs, sont tombés en disgrâce au profit d’autres instruments. La viole est supplantée par le violon dès le XVIIIe siècle, mais tombe vraiment en disgrâce avec le romantisme. Ces instruments anciens ont été redécouverts à partir de la seconde moitié du XXe siècle. Les musiciens professionnels souhaitaient rejouer avec des instruments contemporains les œuvres de Monterverdi, Bach... pour retrouver les sonorités d’origines.
Les instruments traditionnels ont connu un regain d’intérêt à partir des années 70, notamment grâce au mouvement folk. Dès 1976 sont organisées les premières Rencontres internationales de luthiers et maîtres sonneurs de Saint-Chartier, principalement dévolues aux musiques traditionnelles avec la vielle à roue et la cornemuse comme vedettes. Depuis cette date, les facteurs d’instruments de musiques traditionnelles se sont multipliés, chacun œuvrant dans une spécialité.
Des instruments de mauvaises qualités, et de moindre coût font concurrence aux facteurs d’instruments. C’est notamment le cas de la cornemuse dite « pakistanaise », qui déçoit généralement ses acheteurs. Pour exemple, une cornemuse écossaise coûte en moyenne 1050 €, alors que ces « fausses » cornemuses sont vendus en dessous de 300 €.

Devenir facteur et restaurateur d’instruments à cordes anciens et d’instruments traditionnels

Formation initiale

Aucune formation spécifique n’est dispensée dans de domaines des instruments anciens ou traditionnels. Beaucoup de facteurs ont reçu une très bonne formation dans le domaine du travail du bois (tournage, marqueterie, ébénisterie, vernissage ...) avant de passer à la fabrication de ces instruments.

Formation professionnelle continue

Quelques formations d’une durée variable permettent de suivre une initiation ou un perfectionnement dans la fabrication ou la restauration d’instruments anciens ou traditionnels.