Le vannier tresse l’osier ou divers végétaux pour fabriquer des objets utilitaires ou décoratifs : paniers, mobilier.
La vannerie connut son apogée lors de l’industrialisation en fournissant des contenants à différents secteurs d’activité : emballage, viticulture, agriculture, boulangerie. Après la seconde guerre mondiale, l’arrivée du plastique entraîna le déclin de la vannerie française. La concurrence exercée des pays asiatiques, d’Europe de l’Est et d’Espagne a largement contribué à ce phénomène.
Aujourd’hui, en France, le nombre de vanniers professionnels est estimé à 104. On distingue essentiellement trois statuts. L’artisan achète l’osier pour le transformer. L’osiériculteur-vannier cultive et transforme l’osier, il a le statut d’exploitant agricole. Le vannier peut également être salarié dans une coopérative de vannerie. Deux coopératives regroupent plus de la moitié des professionnels : la Société coopérative agricole de vannerie de Villaines-les-Rochers (environ 60 vanniers) et la Vannerie bussièroise (environ 30 vanniers).
Les productions sont majoritairement destinées aux marchés d’aménagement et d’agencement de magasins pour la présentation de produits, à la boulangerie (panification et manutention de pain), à la décoration et l’ameublement. De nouveaux créneaux apparaissent dans les secteurs du spectacle, de la mode, de l’agencement, de décors de jardin. Certains vanniers choisissent alors le statut d’artistes. La production s’ouvre aussi à des collaborations ponctuelles avec des designers et des recherches technologiques comme le travail sur les normes anti feu pour l’aménagement intérieur.
Niveau V
- CAP vannerie, 2 ans.
- CAPA employé de vannerie, spécialisation vannerie d’osier, 2 ans en alternance.
Le CAP vannerie et le Brevet professionnel agricole, option osiériculture vannerie peuvent se préparer dans le cadre de la formation continue. Parallèlement, divers stages permettent principalement de s’initier au tressage de l’osier.